Atelier d'écriture poèmes du club de poésie du collège et lycée Emile Zola à Châteaudun en 2005-2006
mille et une vie
bruit
nuit
relie
embellie
lumière
lampadaire
béton
goudron
maison
ponts
commerce
berce
perce
route
déroute
quartier
lier
plier
immeubles
meublent ma ville
trafic
épique
énergique
marches
démarches
marché
centaine de marches
centre
ventre
cancre
antre
entre
travail collectif
Sur le modèle des cadavres exquis chacun a écrit un vers en ne sachant que le dernier mot de vers précédent
Dans les logements et les rues les escaliers
Menant aux multiples boutiquiers
La pierre éclaire plus que la lumière
Dans notre ville il n’y a aucune chaumière
Dans les rues se promènent les écoliers
(Travail collectif)
C’est la nuit
Il n’y a aucun bruit
Quand je traverse la déviation
Je vois le centre hospitalier
Que j’ai dessiné sur mon cahier
La lune est unie
Et la nuit l’embellit
Dans ce ciel passent des avions
Qui déchirent les papiers
De nos astres oubliés
(Travail collectif)
Au sommet de cet immeuble
Qui meuble cette ville
J’aperçois mille étoile qui brillent
Les routes en béton
Sentent toujours le goudron
Dans ce quartier
Il y a une maison abandonnée
Annabelle
(à partir du travail collectif)
Carrefour de vies
Une ville,
Même la nuit, elle brille.
Où chaque vie
L’embellie
Sans que s’éteignent les lumières
De ses lampadaires.
Elle peut être fière
Même de ses pierres.
Certains aiment la couleur du béton ;
D’autres, celle des astres mignons.
Ville, dans le crépuscule de la nuit, scintillante
Et accueillante ;
Nous te voyons dans le noir rural.
Nous te voyons illuminée mais pâle.
Sa flamme ne s’éteint jamais
Comme un premier baiser :
Elle est immortelle,
Et si belle.
Mais à double tranchant,
Elle peut laisser des maux poignardants.
L’étincelle du jour qu’on n’oublie pas,
En écoutant les oiseaux, le vent, les pas
Et mille et une mélodies qui se dispersent,
Qui nous bercent,
Quand on se promène
On les écoute sans en perdre haleine.
Elle représente la vie ;
Aussitôt un accident, elle se reconstruit.
Elle est autonome dans toutes ses démarches
Et comporte des centaines de marches.
Ses rires viennent de chacun
Et ses larmes naissent d’un défunt.
Les maisons, les immeubles
Qui percent son ciel bleu,
Tout se meublent
Autour de ses yeux.
Mais son côté tragique
N’est pas romantique,
Elle ne peut pas empêcher notre sort qui est la mort.
Mais au fil de notre vie,
Elle nous aura faire rire, sourire ;
Elle nous aura éblouit
Quand notre ciel se mit à s’assombrir.
Mouflette
(à partir du travail collectif)